Joyeux Noël !

Un temps de fêtes

J’ai toujours trouvé étonnante cette expression: “les fêtes”. Appellation porteuse d’espoir d’un côté, avec son lot attendu de joies et de retrouvailles familiales, et en même temps appellation porteuse d’une pression qui implique que l’on doit se sentir à la fête.

Si j’aime Noël et la joie qui l’accompagne, je sais aussi que les vacances de fin d’année sont un temps aux mille défis: pour le bien, on devrait mêler le repos, les cousinages à droite puis à gauche, la vie en commun, les jeux de société pour rire et partager, les échanges de cadeaux et les repas copieux… bref, s’entendre et se reposer à la fois, quel défi!
Cette année en particulier, entre la pluie, les grèves et les microbes qui prolifèrent, j’ai le sentiment que les familles sont épuisées. Beaucoup d’entre nous arrivons à l’aube de la trêve hivernale sur les rotules… partagés entre la hâte d’être en vacances et une certaine appréhension de ce qui nous attend.
Alors pour que les fêtes soient de vraies fêtes, pour qu’elles portent leur nom à bon escient, quoi de meilleur que de prendre quelques minutes chaque jour de cette semaine pour nous tenir en silence et laisser monter ce qui nous habite. Accueillons les émotions contradictoires, les fatigues et les projets, les questions et les envies. Mettons-nous simplement à l’écoute de notre intériorité, de notre âme même, pour que nous arrivions à la fin du mois prêts à vivre ce qui nous est donné de vivre, avec la conviction que le sentiment de fête est en nous… si tant est que nous pensions à le convoquer!
Du fond du coeur je vous souhaite alors un très joyeux Noël et un bon passage à 2020!

@ Domitille Desrousseaux

Consultante et Formatrice en Développement Personnel et Relationnel

 

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Une semaine en Birmanie…

Quelle semaine! Début novembre, me voilà partie pour Rangoon avec une de mes collègues d’Estimame, pour répondre à la demande de l’association “Enfants du Mékong”. Objectifs: former 65 éducateurs à favoriser l’estime de soi des jeunes (3 journées), et passer 2 jours avec certains de ces jeunes (voir la photo) pour justement favoriser leur estime d’eux-mêmes.

Si les 32° ambiants m’ont prise au dépourvu, c’est surtout la chaleur humaine que je retiens. Que ce soit les adultes ou les jeunes, ils nous ont tous accueillies avec le sourire et avec une vraie fraternité. Que de joie partagée!

Nos différences culturelles sont évidentes. Dans la formation, nous avons beaucoup insisté sur l’importance de distinguer l’Etre de l’Agir des personnes. Les éducateurs ont fait preuve de curiosité et de concentration pour accueillir ce que nous avions à leur transmettre. Et des choses qui nous semblent évidentes à nous, ne le sont pas pour eux (la correction corporelle est encore au goût du jour là-bas).

A l’inverse, les birmans m’en ont appris sur l’accueil, la joie de vivre, et la capacité à profiter des bons moments.

Merci à vous, merci Enfants du Mekong, continuez votre oeuvre, elle est de qualité!

Birmanie, tu m’as conquise!

@ Domitille Desrousseaux

Consultante et Formatrice en Développement Personnel et Relationnel

 

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La véritable bienveillance éducative

Ce sujet est si crucial que la salle était pleine à Arlon fin octobre. Is se sont déplacés, ces parents, ces enseignants, ces éducateurs, ils sont venus malgré le froid et la pluie, avec tout leur bagage de ce qu’ils lisent, les conseils reçus de toutes parts, avec leur bonne volonté, et  leur souci de bien faire…. pour enfin en avoir le coeur net ! Comment faire pour être bienveillant, pour “veiller au bien” des enfants? Par les temps qui courent, on y perd son latin pour savoir ce qu’il est bon de faire, ou préjudiciable pour l’estime de soi des enfants.

Qu’est-ce que la véritable bienveillance éducative ? C’est d’abord et surtout garder son bon sens! C’est aussi prendre soin de soi en tant que parent, et veiller à notre congruence. Et enfin, c’est toujours accueillir l’enfant dans ce qu’il vit, le rejoindre, tout en lui donnant un cadre solide qui va le sécuriser.

Bravo aux parents de l’ISMA d’avoir organisé cette intervention réussie ! Quel beau dynamisme

@ Domitille Desrousseaux

Consultante et Formatrice en Développement Personnel et Relationnel

 

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Mon couple peut-il survivre ?

« Je souffre, en silence. J’ai la conviction que mon couple part à la dérive et qu’il n’en reviendra pas. D’ailleurs, ai-je seulement envie de le sauver ? Nous ne nous comprenons plus, nous ne parlons plus. Je me demande ce qui nous est arrivé, je ne nous reconnais plus… Je n’en peux plus… »

Voilà ce que j’ai entendu en consultation l’autre jour. Un homme au bord du désespoir. Un homme blessé qui est déçu de son mariage, qui est déchiré entre le désir de le sauver, et le découragement.

Tant de couples arrivent au point de ne plus vouloir essayer. Tant de conjoints se déçoivent. Leurs journées se succèdent pour leur prouver que leur partenaire n’est pas à la hauteur, qu’ils se sont trompés d’avoir cru que l’autre répondrait à leurs attentes.

Devant ses imperfections, devant ses failles, l’être humain a en effet le profond désir de s’unir à quelqu’un qui lui apportera ce qu’il n’a pas. Il a le souhait fou d’être comblé par un autre. Au début, il ne voit chez l’autre que ce qui lui plaît, et qui parle de ses manques. Puis peu à peu, ces traits montrent leur revers et l’on s’agace… l’on se lasse et l’on finit par s’éloigner et ne plus parler le même langage.

Il est parfois plus facile alors de laisser ce couple s’éloigner et de choisir de continuer sa route séparément. On souffre tellement que le soulagement est attendu au plus vite. D’épuisement on se sépare. Pour ne plus souffrir. Pour se retrouver soi, sans contrainte de devoir s’accorder à un autre.

Le soulagement est parfois de courte durée. Et il n’est pas rare que des couples choisissent de refaire route ensemble. De chercher ce qui les unit profondément et de se donner du mal pour être à nouveau heureux, dans le respect de soi et de l’autre.

La première étape consiste à se demander en son âme et conscience ce que l’on veut vraiment. Où veut-on aller ? Pourquoi ? Et si les réponses à ces questions sont communes, alors il est possible de reconstruire en s’appuyant sur une communication irréprochable :

  • Dire ce que l’on vit avec « JE »
  • Exprimer ses besoins
  • Écouter les besoins de l’autre
  • Trouver le chemin qui permettra à chacun d’être satisfait
  • Prendre du temps à deux, s’accueillir et s’exprimer en quoi l’autre est une merveille
  • Vivre dans la gratitude de ce qui est, plutôt que dans le regret de ce qui n’est pas
  • Avoir conscience que cette vie commune réservera des joies et des épreuves, mais sera toujours l’occasion de grandir en amour de l’autre.

 

Preuve en est ce courrier reçu il y a quelques temps :

« Quelques nouvelles de notre famille… après plusieurs mois de séparation physique et de garde alternée, mon mari et moi avons choisi de revivre ensemble pour essayer de reconstruire notre relation sur des bases plus solides. Le bonheur de nos enfants passe avant tout et nous repartons confiants en l’avenir. En tout cas, nous avons réfléchi à de nombreuses questions et sommes prêts à retenter le quotidien ensemble… cela fait bientôt un mois maintenant et tout se passe bien! Tout n’est pas parfait, mais nous nous donnons les moyens pour que tout le monde soit épanoui et heureux. Pourvu que ça dure!

Merci pour ce que vous nous avez apporté et pour votre précieux soutien. »

 Rien n’est impossible. Chaque histoire est unique est mérite qu’on lui donne toutes ses chances

@ Domitille Desrousseaux

Consultante et Formatrice en Développement Personnel et Relationnel

 

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Retrouver liberté et paix intérieures par le pardon

Lorsque j’accompagne des personnes en souffrance, je m’aperçois que bien des blocages entravent leur route vers plus de lumière et de vie. Et parmi ces blocages, il y a de nombreux évènements qui ont profondément affecté ces personnes, dont des actions de leurs proches qui les ont touchés au cœur.

Nous avons tous été blessés. Notre humanité va de pair avec interactions humaines et donc le risque d’être blessé, offensé. Et nombre de phrases, ou de gestes émis par des collègues, des amis ou des parents raisonnent parfois encore en nous comme des souvenirs glaçants.

Pour ma part, j’ai tendance à me dire que c’est oublié, que ce n’était rien, que je suis trop susceptible. Mais alors pourquoi ai-je encore en tête des dires de l’un ou de l’autre qui résistent à ma volonté d’oublier ?

Le pardon n’est pas l’oubli. Le pardon n’est pas non plus le déni de ce qui s’est passé, ou une excuse trouvée à l’agresseur qui aurait eu des circonstances atténuantes.

Le pardon est le cheminement que nous devons traverser pour recréer l’unité en nous-même et retrouver notre pleine paix intérieure. Mais ce n’est pas avec notre simple volonté que nous parviendrons à « donner au-delà », à recréer l’harmonie en nous et avec l’autre. Cela passe par de multiples étapes, autant de psychologiques que de spirituelles.

Mais pourquoi pardonner ? A quoi bon puisque la vie est courte et que la facilité nous incite à continuer d’avancer en ignorant nos blessures… Jean Monbourquette nous rappelle que pardonner nous évite 4 écueils principaux :

  • Se venger, en sachant la vengeance peut être active ou passive (quel couple ne connait pas des moments de lourd silence imposé par la personne offensée ?)
  • Vivre dans le passé (« ceci ne serait pas arrivé si … »)
  • Vivre dans le ressentiment (« c’est de sa faute »)
  • Propager l’offense subie en la répercutant sur nous-même ou sur d’autres, le plus souvent inconsciemment.

Pour pardonner, nous ne pouvons faire l’économie d’un retour sur nous-même. Le pardon exige que nous acceptions tout ce qui vient du tréfonds de notre être : nos émotions de colère, de tristesse, ou de culpabilité, notre honte aussi, notre peur du rejet… Et finalement l’acceptation que nous avons aussi de nous pardonner à nous-même.

Alors quelle que soit l’offense, qui que soit l’offenseur, nous gagnerons à prendre le temps de nous arrêter pour nous interroger en vérité : qu’est-ce qui m’empêche d’être pleinement heureux et libre aujourd’hui ? Et lorsque nous aurons discerné quelle blessure est encore douloureuse dans notre vie, nous pourrons choisir d’entrer dans cette démarche du pardon.

Pour cela, Jean Monbourquette propose un chemin qui peut se vivre en petits groupes. Il permettra de refaire l’unité en nous-même pour gagner en liberté et paix intérieures.

 

Prochain atelier ouvert à tous les 9 et 10 mars 2020 à Luxembourg

Pour tout renseignement: d.desrousseaux.lux@gmail.com

 

Domitille Desrousseaux

Consultante et Formatrice en Développement Personnel et Relationnel

 

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Des conférences cet automne…

Conférence à l’ISMA à Arlon, 33 rue Bastogne, le 24 octobre 2019 à 20h : “La véritable bienveillance éducative“. PAF 5€, ouvert à tous.

Conférence au Cook and Book, organisée par l’association Parents-Thèses à Bruxelles-Woluwé, le 26 novembre 2019 de 19h30 à 21h30: “Mieux s’aimer pour mieux aimer”.

Conférence à Compiègne, le 27 novembre 2019 à 20h organisée par les AFC, “Mieux s’aimer pour mieux aimer”.

 

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