Je ne t'(m’) aime plus…

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Toi mon conjoint, l’autre parent de mes enfants,

je veux te quitter.

Toi que j’ai tant aimé,

je ne peux plus te supporter.

 

J’ai tant admiré ton fonctionnement,

Et voilà qu’aujourd’hui je le hais.

Tu es trop agressif, trop naïf, ou trop lent,

Tu es rigide, injuste ou négligent.

On dirait même que tu le fais exprès!

 

J’ai oublié combien ton énergie, ta candeur et ta douceur me fascinaient.

Je ne vois plus ta droiture, ta souplesse, ni le charme de tes étourderies.

Tels les revers d’une médaille, je vois tout autrement.

Je considère tes qualités comme autant de défauts,

Ce qui m’emballait, comme un énorme fardeau.

 

Tu me dis que moi non-plus je ne suis pas parfaite,

Tu me dis que tu n’as pas changé, que ce doit être mes lunettes.

Je ne veux pas l’entendre, j’ai forcément raison,

C’est simplement qu’on n’est plus au diapason.

 

Quittons-nous pour ne plus souffrir,

Cessons cette union pour devenir libres.

L’amour n’est plus, on ne va pas le feindre,

Que peut-on espérer à part se contraindre ?

 

Une voix pourtant timide murmure:

Ai-je seulement envisagé qu’au fond de moi,

Ce n’est pas toi que j’ai en horreur ?

Que c’est mon ombre qui pensait que c’était son heure ?

Que moi-même j’avais besoin d’en moi augmenter

l’énergie, la candeur et la douceur?

Que je devais grandir en souplesse et en droiture?

 

Car les projections de mon ombre ont fait tomber le balancier:

de l’admiration, j’en suis à l’exaspération.

Et cela parlait de moi, pas tant de toi.

 

Et si au fond, c’était moi que je n’aimais pas?

Moi incomplet, moi non-fini, que je ne comprends pas?

moi qui depuis si longtemps derrière mes masques me réfugie,

Pour ne pas risquer d’être mal aimé ou puni…

 

Me vient alors le doute sur ce qu’est aimer…

Et si t’aimer, c’était tout simplement te choisir toi, tel que tu es?

Et si t’aimer, c’était me développer?

 

Et si t’aimer c’était le décider ?

car jamais tu ne me combleras,

pas plus qu’un autre tu n’y réussiras.

Vouloir ton bonheur est assez,

Et m’accomplir en toute liberté.

 

Et si t’aimer, c’était devenir toi tout en restant moi?

 

@Poème écrit par Domitille Desrousseaux, inspiré par les travaux de Jean Monbourquette sur l’ombre et le couple.

Consultante et Formatrice en Développement Personnel et Relationnel

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Parent Autrement pour la rentrée 2019

Ca y est, il est temps de se préparer pour garder de l’espace dans son agenda à la rentrée!

2 réunions d’information au Luxembourg pour les parcours qui commencent en septembre:

Le mercredi 3 avril 2019 à Steinsel de 12h30 à 13h30

Le mardi 7 mai 2019 à Luxembourg-Bonnevoie de 10h à 11h

Le jeudi 6 juin 2019 à Versailles de 14h à 15h

Réunions ouvertes à tous et toutes! Me prévenir de votre venue:

d.desrousseaux.lux@gmail.com

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Les fêtes de fin d’année … un défi pour l’harmonie familiale

Décembre. La fin de l’année, la fin d’un cycle qui vient s’achever, après un trimestre souvent éternel, par une succession de rassemblements familiaux aussi réjouissants qu’épuisants…

Chaque année, je me représente les vacances de Noël comme le sommet d’une montagne éternelle à gravir. J’y arrive dans un état ambivalent d’excitation mêlée de fatigue et d’appréhension.

Des questions se bousculent. Comment satisfaire tout le monde pendant ces vacances si attendues ? Comment faire en sorte que les attentes de mes parents, beaux-parents, frères, sœurs, enfants, conjoint, soient comblées ? Qu’est-ce qui dépend de moi, et qu’est-ce qui m’incombe indépendamment de ma volonté ? Moi qui suis une spécialiste de l’affirmation : « je suis responsable de mon bonheur »,me voilà un peu ébranlée à l’approche de ces fêtes. Comme si j’étais responsable aussi du bonheur des autres. Comme si les autres étaient aussi responsables du mien.

Alors je fais le point et je commence par le commencement :

  1. Quelles sont MES attentes pour ces vacances ? Comment je les vois, que voudrais-je vivre ? Qu’est-ce qui compte vraiment pour moi ?

Puis, j’ose regarder les attentes de mes plus proches :

  1. Qu’est-ce que mon mari attend de ces vacances ? Qu’est-ce qui compte pour lui ? Recevoir une nouvelle cravate ou des chaussettes de marque ? Se reposer ? Échanger avec sa famille ? Qu’est-ce qui dépend de moi pour l’aider à vivre ce qu’il attend ?
  2. Et mes enfants ? Que souhaitent-ils ? Veulent-ils se régaler ? Recevoir les cadeaux de leurs rêves ? Ou simplement passer du bon temps au coin du feu, dans la certitude que leur maman ne va pas exploser sous la pression qu’elle se met pour que tout soit parfait… Quel est mon rôle dans tout ça ?

Et puis vient le 3èmecercle, celui de nos familles d’origine. Il y a les « obligations » familiales, voire ancestrales. Noël à droite, le nouvel an à gauche. Avec le vieillissement de nos grands-parents, nous voilà capables d’échafauder des plans dignes des jeux de piste les plus complexes pour réussir à être d’un côté, puis de l’autre, et encore de l’autre pour ne blesser personne. Sans compter les possibles séparations de nos parents qui multiplient d’autant le nombre de maisons à faire. Nos enfants changent de lit toutes les nuits, dorment mal, mangent trop, grinchent, râlent, et nos familles nous rappellent que nous devrions faire comme ci ou gérer comme ça. Nous ne pouvons nous empêcher de leur en vouloir, à tous, nos enfants, nos parents, et ceux qui n’ont pas d’enfants mais toujours de bons conseils sur la façon dont nous devrions gérer les situations. Nous saturons de bons vins et de foie gras, chacun surenchérissant pour combler nos estomacs qui crient pourtant à la trêve.

Qu’est-ce que signifie ces habitudes pour ce 3èmecercle ? Sont-elles immuables ? Sont-elles compatibles géographiquement et émotionnellement avec les attentes de mes 2 premiers cercles ?

A l’impossible nul n’est tenu.

Chaque année, je vois des parents démarrer janvier plus fatigués qu’ils ne l’étaient fin décembre. Chaque année, j’en vois qui se disent : « je ne ferai plus comme ça l’an prochain », et qui pourtant retombent dans les mêmes pièges de vouloir tout faire, bien faire, et cocher les cases de « la bonne mère », « la bonne fille », « la bonne belle-fille », quand ce n’est pas « la bonne sœur et belle-sœur ». Chaque année, je vois des gens qui, trop pressés de faire leur « devoir », ont oublié que c’était Noël, la fête de l’amour, de la joie et du bonheur partagé.

Alors qu’est-ce que je décide pour cette année ? Que vais-je privilégier ?

Pour ma part, le repos sera primordial, les rires en famille avec des jeux et de la chaleur, et le partage avec de vieux amis auront la priorité. Et je choisis de nous ménager pour les réunions de famille élargie, limitant les kilomètres pour gagner en qualité pour le temps passé avec ceux que nous aimons.

Reste à nous souhaiter « la sérénité d’accepter les choses que nous ne pouvons changer, le courage de changer les choses que nous pouvons, et la sagesse d’en connaître la différence ».

Bonnes vacances !

@Article écrit par Domitille Desrousseaux

Consultante et Formatrice en Développement Personnel et Relationnel

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Au salon du livre du Touquet !

Me voici au Touquet dans ce beau salon du livre, beaucoup de rencontres et d’échanges pour présenter et dédicacer mon livre.

J’espère qu’il fera des heureux à Noël, car beaucoup de grands-parents étaient heureux à l’idée de le mettre au sapin de leurs enfants!

Vivre l’harmonie familiale!

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Propositions d’ateliers et formations

4 décembre 2018 à Chaumont Gistoux (Belgique): Une journée pour “Grandir dans l’estime de soi”, découverte de l’approche de Jean Monbourquette.

A LUXEMBOURG:

  • 16 janvier 2019 de 9 à 12h: Comment favoriser l’estime de soi des enfants?
  • 1er février 2019 de 9 à 16h: Prendre la meilleure décision pour soi/
  • 8 février 2019 de 9 à 16h: Développer l’harmonie familiale
  • 25 février 2019 de 9 à 16h Les émotions, comment en faire nos alliées au sein de la famille?
  • 14 juin 2019 de 9 à 12h: La communication en famille: écouter et s’exprimer dans le respect de soi et des autres.

Tarifs:

  • atelier demi-journée: 65€  (early booking 58€)
  • atelier journée: 120€ (early booking 110€)

Informations et inscriptions: d.desrousseaux.lux@gmail.com

 

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Oser se dire en famille

 

Depuis quelques mois, plus que jamais,  des familles entières viennent dans mon cabinet. Et particulièrement ces temps-ci, ce sont des familles avec des enfants adultes. A chaque fois, la demande vient des parents: “nous avons besoin de mieux communiquer, de mieux nous respecter, nous avons besoin d’apprendre à vivre sous le même toit entre adultes”.

Je suis toujours émue de voir les bonnes intentions des parents qui souhaitent ardemment que les relations soient heureuses et riches entre tous les membres de la famille. J’admire aussi les jeunes de se prêter à l’exercice, n’y voyant pas toujours de l’intérêt, dubitatifs sur les résultats d’une telle démarche. Nul doute que cela demande de l’humilité, car venir devant une tierce personne exposer ses difficultés peut être un acte profondément éprouvant. Et pourtant, comme c’est précieux! Comme cela peut tout transformer….

Vivre ensemble. Quel défi. Car nous sommes tous si différents! Les attitudes des uns heurtent les autres, certaines paroles ne sont pas comprises, mal interprétées, et blessent parfois. On trouve évident que la vie est comme ci ou comme ça, que cette valeur est incontournable, que l’on ne peut échapper à telle ou telle réalité. On est sûr d’être dans son bon droit, voire de détenir la vérité. Et pourtant…

Plus que jamais dans ces consultations, je constate que “la réalité de l’un n’est pas celle de l’autre”. Les jeunes essaient tant bien que mal de devenir eux-mêmes, maîtres de leurs choix et de leurs orientations, mais sont encore si hésitants à déplaire à leurs parents. Les parents aiment tant leurs enfants, qu’ils sont partagés entre le désir sincère de les mener vers eux-mêmes en les respectant profondément, et la difficulté d’abandonner leurs rêves à leur sujet. Ils oscillent entre le silence et la fermeté, ne connaissant pas toujours de 3ème voie, celle des mots qui savent exprimer sans blesser. Ils sont déchirés entre la confiance qu’ils veulent accorder à leurs jeunes, et les craintes qui les tenaillent pour leur avenir ..

Du coup, les gestes, paroles et attitudes sont vécues douloureusement, interprétées en fonction du prisme de chacun. Et les malentendus affluent… Que de souffrance chez de si belles personnes. Que de liens abîmés, distendus, tordus ou filandreux. Que de liens ténus qui menacent parfois sérieusement de se couper pour de bon.

Alors libérer la parole, permettre en confiance à un étranger (une étrangère) de reformuler ce qui est vécu par chacun, autoriser une incursion dans une intimité nauséabonde, peut enfin laisser entrer l’oxygène. Peut permettre de libérer certaines lourdeurs, certains non-dits, certains malentendus. Et se dire, aller jusqu’au bout de ce que l’on a à exprimer en sachant que le tiers sera là pour en assurer la compréhension. Et se sentir enfin compris, en sécurité, moins seul, moins incertain.

Et savoir que l’on sera encore aimé quand on aura tout avoué, tout exprimé du fond de sa pensée, de ses représentations du monde et de ses convictions. Savoir que l’amour durera coûte que coûte, quoi qu’il arrive. Car les liens du sang permettent de pardonner, de donner au-delà, et de se donner une nouvelle chance.

Alors laissez-moi vous partager le mot laissé sur ma boîte mail par cette maman venue avec son mari et ses 2 grands enfants:

“En sortant de chez vous, notre fils nous a embrassés tous en même temps. Nous sommes restes entrelacés tous les 4 pendant une petite minute. Un geste fort de sa part et reçu avec beaucoup de tendresse et de gratitude par nous tous.

Merci la vie.

@Article écrit par Domitille Desrousseaux

Consultante et Formatrice en Développement Personnel et Relationnel

 

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